Dernière parution : Lorsque au petit matin parut l’Aurore aux doigts de rose

« Lorsque au petit matin parut l’aurore aux doigts de rose », est le titre d’une courte pièce de théâtre, que j’ai écrite suite à une commande du Théâtre du Pélican de Clermont-Ferrand à 9 auteurs, sur le thème des Nouvelles Mythologies de la Jeunesse.
Elle est destinée à des adolescents et adultes à partir de 11 ans, et vient d’être publiée chez Théâtrales Jeunesse, dans le recueil dont vous pouvez voir la photo ci-dessus, aux côtés des 8 autres textes de mes camarades auteurs : Marine Auriol, Henri Bornstein, Jean-Pierre Cannet, Claudine Galea, Ronan Mancec, Dominique Paquet, Sabryna Pierre, Claire Rengade. Les neufs pièces ont été créées ou mises en lecture lors du Festival « La cour aux ados #2 », à Clermont-Ferrand, organisé par le Théâtre du Pélican.
C’était formidable de voir nos textes interprétés si justement par des adolescents !
Plus d’infos : Théâtre du Pélican

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Galino

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Éditions Théâtrales, 2013
Galino est né d’une commande d’écriture du Théâtre de La Tête Noire de Saran-Scène conventionnée pour les écritures théâtrales contemporaines, au sein de son dispositif « Partir en écriture ». La thématique était : le secret et l’intime. Est-ce que je parle du monde quand je parle de moi ?

J’ai choisi d’écrire ce texte, hommage à mon père, mais aussi à ma famille et aux amis.
Il raconte un pan de sa vie au Plateau d’Assy, et les trois derniers jours avant sa mort, à Villelaure…

La pièce a été créée en février 2016 par la Cie Moitié Raison-Moitié Folie à Chamonix.
Mise en scène et direction artistique : Nathalie Chemelny
Avec : Matthieu Montagnat et Francis Freyburger.
Création lumières : Emma Quéry.
Création musicale et technicienne son : Aurélie Granier.

Projections / Photos / Vidéos : Léa et Benjamin Grégoire.
Plus d’infos sur le spectacle : Moitié Raison-Moitié folie

Extrait du texte  :

Villelaure. Mercredi 19 août 2009.
La nuit avant le jour où.

Galino. – Petit Lo ? Tu es là ? C’est la nuit ? J’entends plus. Tes PAS. C’est la nuit, déjà ? Alors, alors ça veut dire, pour bientôt ? Demain ? Quel jour on est ? JE SAIS PLUS. Il fait chaud.
NINE !
MA NINE !
Rien qui sort. Je m’entends, seulement dedans.
Elle vient. Elle est LÀ.
Oui, oui, je me calme, ma Nine, je me calme.
Tes MAINS, ça me fait du bien.
Oui, oui. Je peux pas ouvrir, mes yeux, collés.
Tu m’entends ?
Tu m’entends ?
Oui, oui. J’arrête. J’arrête de les faire trembler, mes jambes, oui.
Tes mains sur mes genoux, tu dis
Là, là, calme-toi chéri, calme-toi. C’est la nuit, faut dormir.
C’est pour ça qu’il est plus là, mon petit, à côté.
Tu me dis – comme si tu m’entendais – tu dis
Il est là. Juste à côté, dans sa chambre. Il reste avec nous cette nuit, calme-toi.
Calme-toi mon amour.
Je me calme. Je me calme. C’est que. J’ai pas fini. J’ai pas fini de dire et je SAIS.
Quelques heures maintenant. Je le SAIS.
Il en manque deux. La petite et le grand.
Je peux pas PARTIR, COMME ÇA, sans EUX.
Ma petite et mon grand.
Je CONTINUE.
Je CONTINUE ma Nine, dans ma tête
TOUT. Ça me tient.
Tout ce que je ne vous ai pas dit
à toujours vouloir faire, le DUR.
Aujourd’hui, je raconte.
Dans ma tête, je RACONTE.

Plus d’infos : Éditions Théâtrales, 2013

Nina ? (Epilogue)

Lendemains pour La Mouette d’Anton Tchekhov

413blbbx4nlNina est à Yelets et joue Ophélie dans Hamlet. Ce soir, le journal lui annonce la mort de Treplev qui l’a aimée et qu’elle a laissé. Il fait nuit, il neige. Nina part.

Elle croise ceux qui l’ont connue : Arkadina, Trigorine, Medvedenko, Dorn… Nina est traversée par leurs voix. Fantômes ou rencontres ? Traverses. Elle marche, chute, se relève, à l’aube arrive et rage. Rend ce qu’elle doit à Treplev pour encore marcher, avancer, jouer et se tenir debout, longtemps.
Un monologue parcouru de voix, des fantômes, Hamlet, La Mouette, Tchekhov… c’est un hymne au théâtre. Lire la suite