Actualité…

Rendez-vous dès septembre 2020,
pour de nouveaux ateliers
d’écriture,
de lecture à voix haute,
et des lectures publiques ici et là.
En attendant, je vous souhaite un très bel été !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aimé sur le seuil

« Aimé sur le seuil » est une pièce pour deux acteurs (un homme/une femme), que j’ai écrite en 2013, suite à une commande d’écriture du Centre Culturel André Malraux-Scène Nationale de Vandoeuvre Les Nancy, dans le cadre de son partenariat avec le Théâtre Universitaire de Nancy pour l’évènement «Autour du Théâtre Contemporain », édition 2013.

Ce texte est pour moi une suite à mon texte « Casa nostra », publié dans la revue Nioques#5 en 2006.

Je l’ai mise en espace en février 2013, avec les élèves du Théâtre Universitaire de Nancy, puis la pièce a été créée en décembre 2018, par la Cie de Théâtre Amateur les Les Tréteaux du Charrel (Aubagne).
Mise en scène : André Ori.
Avec : Nathalie Beaumond et Sébastien Simonin.

EXTRAIT VIDÉO LECTURE  PAR L’AUTRICE :
Aimé sur le seuil

Extrait du texte :
Il pleut sur une ville.
Et dans cette ville comme dans mille autres, il y a un immeuble.
Et dans cet immeuble comme dans tant d’autres, il y a un homme, il y a une femme.
Il y a Héloïse et Aimé.

AIMÉ. – Excusez-moi.
Héloïse ?
Héloïse ?
HÉLOÏSE. – Oui ? Qui ?
AIMÉ. – Excusez-moi Héloïse je
HÉLOÏSE. – Qui ?
AIMÉ. – Le dessus. Le voisin. Le voisin du dessus.
HÉLOÏSE. – Comment ? Comment est-ce que ? Comment est-ce que vous savez mon nom ? AIMÉ. – C’est écrit.
HÉLOÏSE. – Hein ?
AIMÉ. – C’est écrit LÀ, dehors.
HÉLOÏSE. – Ah. Oui. Suis-je bête. Je croyais
AIMÉ. – Héloïse ?
HÉLOÏSE. – Oui ?
AIMÉ. – Héloïse je
HÉLOÏSE. – Oui ?
AIMÉ. – Auriez-vous par hasard, je ne voudrais pas vous importuner mais
HÉLOÏSE. – Oui ?
AIMÉ. – Auriez-vous par hasard, dans l’un de vos tiroirs
HÉLOÏSE. – Mes tiroirs ?
AIMÉ. – Ou placards ou armoires ou buffets tables de nuit, que sais-je moi
HÉLOÏSE. – Mais enfin
AIMÉ. – Auriez-vous par hasard, de la COLLE À BOIS ?

Silence

HÉLOÏSE. – C’est pour ça ?
AIMÉ. – Hein ?
HÉLOÏSE. – C’est pour ça que vous venez me voir ?
AIMÉ. – Oui.
HÉLOÏSE. – Je croyais
AIMÉ. – Hein ?
HÉLOÏSE. – Rien. Je disais
AIMÉ. – Comment ? Héloïse vous
HÉLOÏSE. – Oui ?
AIMÉ. – Je ne vous entends pas, bien. Pas très bien. Auriez-vous
HÉLOÏSE. – Oui ?
AIMÉ. – Auriez-vous l’amabilité de
HÉLOÏSE. – Quoi ?
AIMÉ. – D’ouvrir la porte.
HÉLOÏSE. – Hein ?
AIMÉ. – La PORTE.

 

Lamento de Livia

Lamento de Livia est une pièce-monologue pour une actrice, que j’ai écrite en 2017 pour et sur une commande de Lucile Jourdan, comédienne, metteur et en scène et directrice artistique de la Compagnie Les Passeurs, à Briançon (05).

Lucile a passé commande à trois auteurs, Dominique Richard, Sophie Lannefranque et moi-même, autour du thème de l’addiction au féminin. Son projet est un triptyque qu’elle a appelé « Héroïne(s) ». Et chacun de nous trace donc dans son texte, le portrait d’une femme sous emprise.  Plus d’infos sur le projet : Compagnie Les Passeurs.

Le premier volet est le « Lamento de Livia », dans lequel j’ai tenté de brosser le portrait d’une femme sous l’emprise de l’alcool. Une sortie de résidence a eu lieu à La Distillerie à Aubagne le jeudi 14 décembre 2017 à 19h, et une avant-première a eu lieu le Lundi 18 décembre au Théâtre Vitez d’Aix-en-Provence à 19h. La pièce a été créée le 26 janvier 2018 à Carros (06), puis dans des bars du Briançonnais en février 2018 ; au Théâtre Berthelot à Montreuil (93), le 15 mai 2018 ; du 13 au 17 juillet 2018 durant le Festival d’Avignon Off, à L’Entrepôt ; 18 au 21 décembre 2018 au Théâtre Joliette-Minoterie à Marseille ; le 31 janvier 2019 au Théâtre Comoedia d’aubagne.

Toutes les infos sur les dates, le spectacle et une petite interview de Lucile et moi, sur le site : théâtrecontemporain.net

Liens vers des articles de presse :

Engluée au fond d’un verre

https://www.journalzibeline.fr/?s=lamento+de+livia

Los Niños

Janis, 13 ans, s’attend à passer les vacances d’été avec ses parents, médecins humanitaires, mais une mission les appelle d’urgence à l’étranger. Elle se retrouve chez sa grand-tante Didi et son grand-oncle Lolo, quelque part dans le Sud, en pleine campagne, elle ne sait pour combien de temps. Et elle est en colère : c’est toujours elle qu’on laisse en plan.
Didi et Lolo n’ont pas d’enfants. Elle est écrivain et travaille à l’écriture de portraits d’enfants inspirés du livre de Sebastião Salgado, Les Enfants de l’exode. Lui est un ancien DJ, mais sa passion ne l’a pas quitté. Pour quelques jours, l’adolescente va partager leur vie, chambouler leurs habitudes, et parce qu’elle va tomber en cachette sur le manuscrit de sa grand-tante, elle va comprendre les raisons pour lesquelles ses parents l’abandonnent si souvent, pour ces enfants du bout du monde.
Croisant portraits, journal intime et dialogues, le texte offre une partition pour deux actrices et un acteur. Réunis en fin de volume, d’autres portraits fournissent un véritable matériau se prêtant à des variations scéniques infinies.

Livre paru aux Editions théâtrales

Dernière parution : Lorsque au petit matin parut l’Aurore aux doigts de rose

« Lorsque au petit matin parut l’aurore aux doigts de rose », est le titre d’une courte pièce de théâtre, que j’ai écrite suite à une commande du Théâtre du Pélican de Clermont-Ferrand à 9 auteurs, sur le thème des Nouvelles Mythologies de la Jeunesse.
Elle est destinée à des adolescents et adultes à partir de 11 ans, et vient d’être publiée chez Théâtrales Jeunesse, dans le recueil dont vous pouvez voir la photo ci-dessus, aux côtés des 8 autres textes de mes camarades auteurs : Marine Auriol, Henri Bornstein, Jean-Pierre Cannet, Claudine Galea, Ronan Mancec, Dominique Paquet, Sabryna Pierre, Claire Rengade. Les neufs pièces ont été créées ou mises en lecture lors du Festival « La cour aux ados #2 », à Clermont-Ferrand, organisé par le Théâtre du Pélican.
C’était formidable de voir nos textes interprétés si justement par des adolescents !
Plus d’infos : Théâtre du Pélican

Vache sans herbe

Texte inédit.
Vache sans herbe est née d’une commande d’écriture de la Cie Senna’ga d’Aix-en-Provence, sur la thématique du deuil et de la maladie, mais sous une forme qui pourrait être accessible à des enfants à partir de 10 ans.
Pièce créée en novembre 2012 au Bois de L’Aune (Aix-en-Provence).

Direction artistique : Agnès Pétreau
Mise en scène et scénographie : Agnès Régolo
Avec : Julien Asselin, Agnès Pétreau, Sabine Tamisier.
Création lumières : Jocelyne Rodriguez.

Plus d’infos sur le spectacle : Cie Senna’ga

Liens vers des articles de presse :

Ruminations


Extrait :

JULIETTE. – Ce matin j’ai attrapé la mort. Si si. Il me l’a dit le docteur Marcel – Marcel Bouligon mon docteur il m’a dit

Juliette faut arrêter la BILE hein ?! Voilà, voilà qu’aujourd’hui Juliette à FORCE de – votre TÊTE – RU-MI-NER – VACHE SANS HERBE ! À FORCE de, votre tête, une BOULE ! Votre tête a mis une boule LÀ ! Regardez c’est énorme Juliette, DES NŒUDS ! Vous vous êtes fait des NŒUDS ! C’est pas bien. Juliette allons donc c’est pas bien ! Jusqu’à quand ? Jusqu’à quand spasmine antistress et lavande ? Il faudra. Faudra bien vous le dis mon amie, il faudra que ça CESSE. Votre TÊTE. Ce MANÈGE. Comment est-ce que MOI, MAINTENANT, comment est-ce que je vais faire pour ENLEVER cette CHOSE ? Juliette, m’entendez ? JULIETTE ?!

Mais moi je rêve.
JULIETTE !
Je rêve, je suis là, bien assise, allongée, le papier sous mes fesses.
JULIETTE CHENU ! Qu’est-ce que c’est que ce ? Qu’est-ce que c’est que cette CHOSE ? Vous avez une CHOSE, DES choses, une boule LÀ, CINÉMA ! Une boule à souvenirs ! Je veux dire, une boule vous savez qu’on ramène quand PARIS AMSTERDAM ou BÉTHUNE, en voyage. VOUS AVEZ UNE BOULE LÀ.
VOTRE VENTRE FABRIQUE
DES BOULES À SOUVENIRS ?!

Il neige ?
Je dis, il neige docteur ? Dans la boule est-ce qu’il neige ?
J’aime lorsqu’elles neigent.

Eh bien eh bien
ATTENDEZ ! VOIR Juliette !
il me dit ET il M’ATTRAPE PAR LES PIEDS
UN COCHON !
Il me retourne, la tête en bas et il dit
eh bien OUI Juliette OUI IL NEIGE ! IL NEIGE !
C’est encore PIRE que ce que je pensais. Bien plus triste !